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 des bruits courent rumeurs et propagande au temps des valois

Luc Vaillancourt (dir), "Des bruits courent : rumeurs et propagande au temps des Valois", Paris, Hermann, 2017.

Résumé

Il est des concepts qui semblent appartenir en propre à l’époque contemporaine et ils sont nombreux, parmi les spécialistes d’histoire, de politique et de littérature, à juger impensable, avant l’invention des médias de masse, toute velléité de contrôle de l’information, voire de manipulation de l’opinion publique, faute de moyens concrets pour y parvenir. Or, c’est faire abstraction des modalités antérieures à la disposition du pouvoir comme de ses adversaires, à travers ces rumeurs que l’on fait courir de propos délibéré, ces véritables foyers de propagande que sont, depuis le XIVe siècle, les États généraux et les chancelleries royales, ou ces instruments d’endoctrinement et de contre-pouvoir que constituent les libelles, pamphlets et brochures véhiculant des thèses religieuses assorties d’idées séditieuses.

Sans prétendre déterminer un terminus a quo, et en admettant d’emblée que ces phénomènes puissent avoir existé bien en amont de la périodisation retenue – le règne des Valois –, et aussi, bien sûr, à l’extérieur de l’aire géographique où s’exerce l’influence du trône de France, cet ouvrage collectif se propose d’identifier des points de convergence entre les différents corpus examinés sous les regards croisés d’historiens et de littéraires, de manière à rendre compte de pratiques qui dépassent largement le cadre délibératif ordinaire.


VoltairePhilo

Voltaire philosophe, regards croisés, textes réunis par Sébastien Charles et Stéphane Pujol, Ferney-Voltaire, Centre international d'étude du XVIIIe siècle, 2017, 294 p.

Résumé

Cet ouvrage est issu d'un colloque international qui s'est tenu à Paris (Université de Paris Nanterre, Palais du Luxembourg) du 21 au 24 mai 2014. Nous avions délibérément choisi pour cette occasion de ne pas mettre de point d'interrogation à l'intitulé de nos travaux («Voltaire philosophe») assumant du même coup l'évidence d'une affirmation qui n'en continue pas moins de choquer dans un certain milieu académique où la philosophie ne se conçoit que dans sa dimension théorétique et où le mélange des genres (poésie, dialogue, roman, théâtre, philosophie) est sinon une faute, du moins un indice que celui qui s'y adonne n'est pas philosophe. Catégorisation qui, soit dit en passant, n'est pas sans poser problème, puisque cela reviendrait à exclure de la philosophie des auteurs pourtant considérés en général comme authentiquement philosophes, tels que Parménide ou Lucrèce, sans même parler de Platon.

Voltaire philosophe, cela signifiait pour nous de proposer à notre réflexion collective trois aspects sur lesquels ce colloque a tenté de jeter une lumière nouvelle: d'abord, envisager Voltaire comme lecteur des philosophes anciens et modernes, avec lesquels il entretient des rapports complexes et ambigus; appréhender ensuite sa conception de l'entreprise philosophique pour comprendre ce que signifie pour lui le fait de faire de la philosophie et d'être philosophe; évaluer enfin sa réputation à titre de philosophe, du XVIIIe siècle à nos jours.


 

AcademicScepticism

Plinio Junqueira et Sébastien Charles (éd.), Academic Scepticism in the Development of Early Modern Philosophy, Cham, Springer, 2017, 386 p.

Résumé

This book explores how far some leading philosophers, from Montaigne to Hume, used Academic Scepticism to build their own brand of scepticism or took it as its main sceptical target. The book offers a detailed view of the main modern key figures, including Sanches, Charron, La Mothe Le Vayer, Bacon, Gassendi, Descartes, Malebranche, Pascal, Foucher, Huet, and Bayle. In addition, it provides a comprehensive assessment of the role of Academic Scepticism in Early Modern philosophy and a complete survey of the period. As a whole, the book offers a basis for a new, balanced assessment of the role played by scepticism in both its forms. Since Richard Popkin's works, there has been considerable interest in the role played by Pyrrhonian Scepticism in Early Modern Philosophy. Comparatively, Academic Scepticism was much neglected by scholars, despite some scattered important contributions. Furthermore, a general assessment of the presence of Academic Scepticism in Early Modern Philosophy is lacking. This book fills the void.


 

mes loisirs ou journal d evenements tels qu ils parviennent a ma connaissance 1753 1789

Siméon-Prosper Hardy, "Mes Loisirs, ou Journal d'événemens tels qu'ils parviennent à ma connoissance, 1753-1789", vol. 6 (1779-1780), sous la direction de Pascal Bastien, Sabine Juratic et Daniel Roche, Paris, Hermann, 2017. Présentation de Julie Allard.

Résumé

Le Journal d’événemens de Siméon-Prosper Hardy est une source de référence pour les historiens des Lumières et de la Révolution. L’immense manuscrit du libraire révèle anecdotes, faits divers, témoignages et transcriptions d’arrêts et d’affiches offrant aux chercheurs un tableau exceptionnel du Paris de la seconde moitié du XVIIIe siècle.

Publié pour la première fois dans son intégralité, le Journal de Hardy peut désormais offrir un nouveau spectacle au lecteur : celui d’une histoire continue et ininterrompue d’un univers en crise.

Chaque volume présente une analyse thématique du manuscrit capable de rendre compte de la complexité et de la valeur exceptionnelle de sa composition. Les éditeurs ont d’abord étudié le projet d’écriture de Hardy (volume 1), sa sensibilité religieuse (volume 2), sa conscience politique (volume 3), ses observations particulières et uniques sur la police parisienne (volume 4) et sa position privilégiée dans le monde du livre et de la librairie (volume 5). Le présent volume est consacré à l’occupation et à l’appropriation de la ville par Hardy, observateur scrupuleux d’un espace parisien en pleine restructuration.


 

rabelais et l hybridite des recits rabelaisiens

"Rabelais et l'hybridité des récits rabelaisiens", édité par Diane DESROSIERS, Claude LA CHARITÉ, Christian VEILLEUX, Tristan VIGLIANO, Genève, Droz, 2017, 570 pages. 

Résumé

"Attachée aux idées d’impureté, de dégénérescence et de stérilité dans l’épistémè renaissante, mais valorisée par les régimes esthétiques moderne et postmoderne, l’hybridité est à la fois un propos et une manière de la geste pantagruélique. Ce volume considère trois registres où Rabelais tantôt dissimule les sutures de son bouturage poétique, tantôt en exhibe les tensions productives. Dans l’ordre générique, les fables, listes, joutes oratoires, prières et autres formes littéraires tissent des liens atypiques, mais vivaces. Fécondes aussi sont les rencontres de nature intertextuelle, qui puisent aux sources les plus diverses (savantes et populaires, antiques et contemporaines, françaises, européennes et orientales) et s’observent jusque dans les contrefaçons rabelaisiennes du XIXe siècle. L’hybridité langagière, enfin, procède du mélange babélesque des langues et du croisement d’autres systèmes de signes, ceux-là harmonieux ou inaudibles, comme la musique et le gestuel, voire le silence même."


 

sciences techniques pouvoirs et societes 1500 1789

Benjamin Deruelle et al., "Sciences, techniques, pouvoirs et sociétés, 1500-1789", Paris, Atlande, 2016.

Résumé

"Traitant du sujet 2017 et 2018 d'Histoire moderne du CAPES d'Histoire-Géographie, de l'agrégation d'Histoire et de l'agrégation de Géographie, cet ouvrage fait le point sur le poids des sciences et des techniques dans l'irruption de la modernité en Angleterre, en France, aux Pays-Bas/Provinces Unies et dans la péninsule italienne."


 

SocbltSolitaire

Sophie Abdela, Simon Dagenais, Julien Perrier-Chartrand, Marie-Florence Sguaitamatti (dir.), La sociabilité du solitaire : pratiques et discours de l’intimité, de l’exclusion et du secret à l’époque moderne, actes du XIIIe colloque « Jeunes chercheurs » du Cercle interuniversitaire d’étude sur la République des Lettres (CIERL), Paris, Hermann, 2016, 182 p.

Résumé

Le thème de la sociabilité du solitaire invite à une nouvelle appréciation de l’existence sociale et des expériences communes de ceux qui inscrivent leur vie et leur action dans le recueillement, la retraite, le bannissement ou la clandestinité. La notion d’individu, qui est au cœur de ces préoccupations, a parfois écrasé le caractère public de la représentation et des expériences de l’intime, comme si le privé ne pouvait se concevoir qu’à l’encontre du public, l’individu qu’à l’encontre des autorités légitimes et la prise de parole personnelle qu’à l’encontre d’une communauté. Une autre facette de l’émergence de l’intimité à l’époque moderne s’exprime ainsi dans les Mémoires, la correspondance, les romans et diverses formes de récits où se côtoient expérience vécue et fiction. Ces solitaires qui s’écrivent sont plongés dans une sociabilité à laquelle ils ne peuvent – ni ne veulent, bien souvent – se soustraire ou échapper et dont leurs écrits sont imprégnés.

Ces actes du XVIIIe colloque « Jeunes chercheurs du CIERL » suggèrent de repenser à la fois la sociabilité, la solitude, leur croisement, ainsi que les sources qui nous permettent de les saisir. Surtout, ils nous convient à abandonner les dichotomies trop simples – individu et groupe, privé et public – qui voudraient compartimenter une réalité bien trop alambiquée pour être ainsi disjointe.


 

Renaissance

Marc André Bernier, avec Marc Angenot et Marcel Côté (dir.), Renaissances de la rhétorique. Perelman aujourd’hui, Montréal, Nota Bene, 2016, 373 p.

Résumé

Destinée depuis l'Antiquité à assurer l'éducation à la parole, la rhétorique a longtemps été placée au coeur des parcours d'apprentissage. Si les XIXe et XXe siècles l'avaient souvent réduite à un verbiage enjôleur, elle a retrouvé, de nos jours, sa pertinence pédagogique et théorique. Sa redécouverte constitue même l'un des phénomènes majeurs de la vie intellectuelle de notre temps.

Nous devons cette renaissance à Chaïm Perelman et au rayonnement exceptionnel dont a joui son Traité de l'argumentation, qui en fait l'un des grands novateurs du XXe siècle. En renouant avec la mémoire oubliée de la tradition oratoire, Perelman restaurait, au coeur de la modernité, une capacité perdue à réfléchir sur la puissance du verbe et à soumettre toute prise de décision à l'épreuve d'un débat raisonnable.

Cet ouvrage souligne cet apport décisif de l'éminent philosophe belge en proposant une synthèse des perspectives qu'il a ouvertes, depuis le droit et les sciences politiques jusqu'aux études littéraires et aux sciences de la communication. En réunissant les meilleurs spécialistes, ce livre témoigne de la postérité de l'oeuvre de Perelman en tant qu'expression privilégiée des diverses renaissances de la rhétorique.

Avec des textes de Marc Angenot, Marc André Bernier, Philippe Breton, Marcel Côté, Ekkehard Eggs, Hugo Hardy, Thierry Herman, Roselyne Koren, Mireille Lalancette, Guylaine Martel, Loïc Nicolas Christian Plantin et Michael Rinn.


 

Arconville

Marc André Bernier et Marie-Laure Girou Swiderski, Madame d’Arconville, moraliste et chimiste au siècle des Lumières. Édition critique, Oxford, Voltaire Foundation, « Oxford University Studies in the Enlightenment », 2016 : 01, 248 p.

Résumé

Mme d’Arconville échappe à tout classement: femme de lettres – auteure d’essais, de romans, de textes autobiographiques –, elle est aussi une chimiste dont les travaux furent reconnus de son vivant et les résultats corroborés jusqu’à Pasteur. La chimie lui servit de modèle pour construire une interprétation globale de la nature qui, au nom de l’inconstance fondamentale des êtres, considère toute chose à partir de son potentiel de transformation.
Cet ouvrage invite à découvrir le parcours exceptionnel de Mme d’Arconville. Six articles rédigés par les meilleurs spécialistes accompagnent l’édition de la préface de son Essai sur la putréfaction, texte phare de son activité scientifique, et celle de deux œuvres inédites, qui comptent parmi les plus beaux récits autobiographiques féminins du XVIIIe siècle: ‘Histoire de mon enfance’, où s’esquisse le projet de faire du premier âge de la vie l’objet d’une science de l’homme, et ‘Sur moi’, où elle retrace de manière précise et passionnante les épisodes les plus douloureux de la Révolution. L’ouvrage montre ainsi la cohérence de sa démarche: à la thèse d’une nature en perpétuelle fermentation fait écho une pensée morale qui se refuse à enfermer les individus dans des identités fixes.
En donnant la parole à la savante et à la moraliste, Marc André Bernier et Marie-Laure Girou Swiderski rendent à Mme d’Arconville la place qui lui revient dans l’aventure intellectuelle du siècle des Lumières.


 

Tangence

Roxanne Roy et Marie-Ange Croft (dir.), « Guerre et texte sous l’Ancien Régime : réécriture, procédés et enjeux », Tangence, no 111, Automne 2016.

Résumé

Que ce soit par les souffrances qu’elle génère ou par les actes de bravoure qu’elle suscite, la guerre marque profondément l’imaginaire collectif sous l'Ancien Régime. Ce dossier intitulé Guerre et texte entend réfléchir sur les enjeux et les stratégies de mise en récit de la guerre dans la littérature française d’Ancien Régime, en France et en Nouvelle-France. Sur le plan méthodologique, il offre un éventail d’approches pluridisciplinaires qui se situent au carrefour de l'histoire de la littérature, de l'histoire militaire et politique, de la rhétorique, de la morale, des institutions. Les contributions rassemblées ici se proposent de voir comment les événements ont été relus, puis mis en récit à travers les témoignages historiques, narratifs et fictifs. S’interrogeant sur les liens qu’entretiennent guerre et texte aux xvie et xviie siècles, l’objectif commun de ces articles est de faire ressortir en quoi le thème de la guerre a été traité de manière originale par les écrivains de l'Ancien Régime. Quels sont les procédés de réécriture privilégiés par les auteurs ? Quels enjeux esthétiques, moraux, politiques, diplomatiques, entourent la mise en fiction de la guerre ? À quelle fin y a-t-on recours dans les textes ? Quelles représentations propose-t-on des femmes mousquetaires, des héros militaires, du simple soldat ou du roi guerrier ? Comment perçoit-on ces figures de femmes et d'hommes armés dans les textes ? À quelles valeurs ou idéologies répondent-elles ? Telles sont quelques-unes des questions qui retiennent l'attention de nos collaborateurs et qui sous-tendent les articles du numéro.


 

sports et loisirs

Laurent Turcot, "Sports et loisirs. Une histoire des origines à nos jours", Paris, Folio-Gallimard, 2016.

Résumé

"Les sociétés occidentalisées ont fait des loisirs et des sports des référents et des modèles qui imprègnent toutes les sphères de la vie. Ces pratiques sont au croisement des grandes tendances politiques, économiques, sociales et culturelles de chaque époque. En faire l'histoire, c’est approcher l’essence même de chaque grand moment de l’Occident. Comment comprendre, en effet, l’avènement de la gymnastique au XIXe siècle sans prendre en considération la montée des États-nations? Comment évaluer les divertissements à la cour de Louis XIV sans parler des fondements de l’absolutisme royal? Vouloir détacher ces pratiques des sociétés qui les fondent et les organisent est – à proprement parler – impossible.

La société contemporaine invente les sports, mais sans aucune génération spontanée. Ainsi le sport doit-il beaucoup à cette vaste tranche chronologique qui va de la chute de l’Empire romain d’Occident à l’orée de la Révolution industrielle : on y relève des pratiques divertissantes et des formes d’exercices physiques auxquelles l’époque contemporaine a puisé."


 

Rhetorica

Roxanne Roy et Claude La Charité (dir.), « Henri III à l’école de la rhétorique », Rhetorica, vol. 33, no 3, été 2015.

Résumé

Ce dossier est issu des travaux tenus lors d’une séance consacrée à Henri III et la majesté de la parole, organisée par Claude La Charité dans le cadre de la Sixteenth Century Society Conference. L'ensemble des six contributions rassemblées souligne la nécessité qu'éprouve Henri III de suivre des leçons d'éloquence, étudie les divers manuels de rhétorique que l'apprenti orateur réclame à cet effet, évalue sa maîtrise de l'art de persuader et ses conséquences politiques. La formation rhétorique du roi est donc au cœur des préoccupations qui retiennent l'attention des collaborateurs. L'intérêt du dossier repose notamment sur l'originalité du corpus qui va au delà des trois traités d'éloquence royale, puisqu'il est constitué de trois manuscrits inédits, ainsi que de discours tenus à l'Académie du Palais, de lettres et de harangues. Quant aux approches méthodologiques retenues, elles se situent dans une perspective résolument interdisciplinaire, au carrefour de l'histoire de la littérature, de la rhétorique, de la pédagogie, des institutions et des représentations politiques.


 

La Fabrique de la modernité scientifique: discours et récits du progrès sous l'Ancien régime

Frédéric Charbonneau (dir.), "La Fabrique de la modernité scientifique: discours et récits du progrès sous l'Ancien régime", Oxford, Oxford Studies on the Enlightenment, 2015.

Résumé

Après avoir donné prise à des considérations équivoques, l’idée du progrès gagne son entière légitimité au XIXe siècle. Comment s’est faite la transition? A en chercher les facteurs sous l’Ancien Régime, on se rend compte que les écrits sur la modernité scientifique sont rarement mis en évidence et la structure même de leur contenu peu étudiée. Sous la direction de Frédéric Charbonneau, des historiens de la littérature, de la philosophie et de la médecine analysent la construction d’un discours du progrès.

A l’époque des Lumières, il s’est constitué dans l’imaginaire collectif un panthéon regroupant non plus des dieux mais des hommes: Copernic, Tycho Brahe, Kepler, Galilée, Harvey, Descartes, Newton…Erigés en véritables icônes par l’historiographie médicale et scientifique, ces héros deviennent non pas l’objet des récits sur le progrès mais le prétexte de ceux-ci. Les collaborateurs de ce volume se sont penchés sur ces textes qui reflètent toute l’ambiguïté ressentie à l’encontre de la science moderne au XVIIIe siècle: quand des narrations ensevelissent des savants après les avoir portés au pinacle tel Buffon ou Bordeu, d’autres mêlent simultanément éloges et critiques comme dans le cas de Vésale.

L’étude de ces textes qui transforment certains acteurs en emblèmes porte un éclairage inédit sur l’historiographie et offre une nouvelle façon de penser l’histoire des sciences et de la médecine.


 

jesuitaccounts

Marc André Bernier, Clorinda Donato et Hans-Jürgen Lüsebrink (dir.), Jesuit Accounts of the Colonial Americas. Textualities, Intellectual Disputes, Intercultural Transfers, Toronto, University of Toronto Press, 2014, 441 p.

Résumé

In recent years scholars have turned their attention to the rich experience of the Jesuits in France and Spain’s American colonies. That attention has brought a flow of new editions and translations of Jesuit accounts of the Americas; it is now time for a study that examines the full range of that work in a comparative perspective. Jesuit Accounts of the Colonial Americas offers the first comprehensive examination of such writings and the role they played in solidifying images of the Americas.

The collection also provides a much-needed re-examination of the work of the Jesuits in relation to Enlightenment ideals and the modern social sciences and humanities – two systems of thought that have in the past appeared radically opposed, but which are brought together here under the rubric of modern ethnographic knowledge. Linking Jesuit texts, the rhetorical tradition, and the newly emerging anthropology of the Enlightenment, this collection traverses the vast expanses of Old and New World France and Spain in fascinating new ways.

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